
Sam & Max, deux développeurs/bloggueurs que vous connaissez peut-être, on publié un petit article sur les différences entre le recrutement d'informaticiens en France et le recrutement d'informaticiens aux Etats-Unis, avec cette belle image comme exemple :

C'est marrant, car ça m'a rappelé une offre sur laquelle j'étais tombé il y a 2/3 mois... Je vous la résume :
- Recherche ingénieur développeur (grandes écoles, connaissances dans tous les domaines qui touchent à l'informatique, blablabla),
- Sur Paris,
- Au moins 3 ans d'expérience dont 2 dans le développement Windows Phone 7,
- Autonomie, motivé, sait travailler en équipe, capable de faire des rapports et de comprendre rapidement les problématiques métier, capable de réaliser des algorithmes compliqués, ...
Bon, a priori cette offre est plutôt intéressante. Maintenant je vous laisse deviner le salaire annuel brut pour cette offre...
40k ? 42k ? Non, 32k.
Soit 2000 euros nets par mois pour un ingénieur compétent et autonome, qui maîtrise une compétence rare (2 ans d'expérience dans le développement Windows Phone 7, il faut déjà les avoir !), qui doit être travailleur, bon en algo et qui devra en plus pondre des rapports... le tout sur Paris ? 2000 euros par mois ? 
Non mais vraiment... Des fois j'en viens à me demander pour qui se prennent les boites Françaises ?! Pour le même job, dans beaucoup d'autres pays, le salaire sera deux fois plus élevé !
Et ce n'est pas la seule offre dans ce genre... Il suffit de faire un tour sur les sites de recrutement pour se rendre compte que c'est presque toujours comme ça.

Mais ce problème est surtout présent en France. Pourquoi ? J'ai l'impression que les raisons sont toujours les mêmes :
- Le recrutement est trop souvent fait par le service Ressources Humaines qui n'y connait rien et recopie donc des offres trouvées en ligne qui seront juste "adaptées",
- Ces sociétés confondent "ingénieur développeur sénior" avec "développeur junior" et recruteront des types expérimentés et compétents pour leur demander de pisser du code en mode pompier, ce que n'importe quel jeune développeur peut faire...
- Elles pensent en terme de hiérarchie, et donc le développeur étant "en bas de l'échelle", il doit être payé le moins possible (et surtout moins que le chef de projet).
- Ces sociétés ont trop tendance à se plaindre du prix des développeurs (salaire, équipement, serveurs, environnements de développement, ...) sans regarder tout ce que l'informatique leur apporte,
- Elles considèrent les développeurs comme interchangeables et préfèrent embaucher des développeurs pas chers au lieu d'augmenter et de fidéliser les développeurs déjà présents qui ont, eux, toutes les compétences métier,
- Elles s'imaginent qu'un ingénieur est un type avec une casquette : "Je peux faire presque tous les boulots qui demandent de se trouver devant un PC".
- Enfin, elles ne s'intéressent pas au savoir ni aux compétences, mais aux diplômes et aux années d'expérience. Ce qui n'est pas du tout la même chose en informatique...
Alors que quand on regarde le recrutement à l'étranger, on voit tout l'opposé : des développeurs considérés, bien mieux payés (et surtout plus que leurs chefs de projets qui ne font que de l'Excel, du Gantt et du Powerpoint), recrutés en fonction de leurs compétences et connaissances techniques (et non plus en fonction de leurs diplômes achetés 15K€ à une école d'ingénieur), fidélisés, augmentés, remerciés, ... Là bas les bons développeurs avec plus de 7/8 ans d'expérience sont respectés, recherchés et très bien payés !
Etre ingénieur développeur, ça demande quand même 5 ans d'étude, d'être capable de résoudre des problèmes compliqués, de comprendre les problématiques et les enjeux métier du client, de faire de la veille technologique en permanence, de maîtriser de nombreuses technos de base pour pouvoir être efficace avec d'autres technos plus avancées, d'être capable de comprendre et d'améliorer le travail d'autres personnes, d'être bon en français (doc, commentaires, ...), en maths (algos), ... Et vous trouvez ça normal que le type qui fait tout ça soit en dessous (niveau hiérarchie & salaire) d'un type avec un simple bac +3 marketing ou gestion de projet ? Pas moi.
Les chefs de projets, responsables métier, ... n'ont pas à être au dessus du développeur. Ils sont au même niveau. On ne peut pas se permettre, au XXIème siècle, de penser hiérarchie dans un service informatique. Ca n'a plus aucun sens aujourd'hui...
A cause de tout ça, beaucoup d'informaticiens finissent par quitter la techno au profit du métier, et ceux qui veulent rester dans la techno deviennent architectes applicatifs, un poste qui n'existe qu'en France pour recycler les développeurs avec un peu trop d'années au compteur (ce qui ne plait pas aux sociétés car ces développeurs ultra compétents sont chers
)...
Au final, j'ai l'impression que la France a 20 ans de retard dans le recrutement des informaticiens... Il ne faut pas se demander pourquoi il y a si peu de start-up françaises qui réussissent !
Mais à terme ça va être amené à changer. La demande ne fait qu'augmenter et les informaticiens se font de plus en plus rare. Alors profitez bien, vous les recruteurs IT qui méprisez tant les développeurs, car vous vivez vos dernières années d'abondance dans ce milieu...
Et pour ceux qui aimeraient en lire d'avantage :
image modifiée de Zach Klein, sous licence CC
Tout à l'heure, je suis encore tombé sur le fameux : "
si les OS étaient des compagnies aériennes". Sauf que les OS de cette blague étant obsolètes, j'ai voulu essayer de le refaire avec les OS qu'on utilise de nos jours. Enjoy !

Si les OS étaient des voitures
- Voiture XP : cette voiture est vieille mais elle marche très bien. Elle a une carrosserie simple, un volant, des pédales, des clignotants, des rétroviseurs, ... et vous conduira toujours là où vous voulez aller. Malheureusement tout le monde se moquera de vous car elle a déjà 11 ans. Les gens vous recommanderont tous d'acheter une voiture Vista ou 7.
- Voiture Vista : cette voiture est très lente car elle tracte 2 remorques surchargées. En revanche elle est très belle et très colorée. Son seul défaut est que dès que vous voulez tourner le volant, mettre un clignotant ou juste freiner, toutes les fenêtres s’obscurcissent et une confirmation d'action vous est demandée. Du coup vous finissez par avoir un accident mortel car les airbags ne se sont pas ouverts (vous n'avez pas confirmé à temps).
- Voiture Windows 7 : c'est comme la voiture Vista, sauf qu'il n'y a qu'une remorque surchargée au lieu de deux, et la voiture demande des confirmations plus rarement, mais au hasard. Bizarrement, les gens trouvent cette voiture bien meilleure que la voiture Vista.
- Voiture Mac OS : Cette voiture est magnifique, design, d'un blanc épuré, et est doté d'un pilote automatique. Toutes les fenêtres sont opaques, la voiture n'émet aucun bruit et vous n'avez aucun moyen de savoir si vous êtes en mouvement ou non (à part le *ding qui retentit une fois arrivé). Chaque accessoire superflu (nouvelles jantes, fenêtres transparentes, autoradio, ...) coûte 1/3 du prix de la voiture, qui elle coûte 2 fois plus cher qu'une voiture Windows 7. La carrosserie en papier mâché est parfaite, et Apple vous certifie qu'elle protège d'absolument tous les chocs, étant donné que les autres conducteurs n'oseraient jamais endommager une voiture Apple. Enfin, le pilote automatique vous permet de rester détendu pendant que la voiture conduit toute seule à votre place (il arrive parfois qu'elle vous conduise toute seule à l'église au lieu de l'endroit où vous vouliez aller, mais c'est pour votre bien).
- Voiture Linux : cette voiture est vendue de base très peu cher, car uniquement au prix des pièces qui la compose. Malheureusement, les composants de base plaisent rarement (guidon et pédalier, périscope, lecteur cassettes, ...) et il faut aller chez un distributeur de pièces linux pour récupérer de nouveaux composants à monter soi-même. Des guides de montage sont disponibles, mais il faut souvent plusieurs jours pour monter une simple pièce. En revanche, vous pouvez installer tout ce que vous voulez dans la voiture pour en faire "votre" voiture, vous pouvez aller très rapidement là où vous le souhaitez et avec l'habitude vous maîtriserez parfaitement votre voiture (vous pourrez ainsi fabriquer votre propre voiture à l'aide de pièces détachées). On finit souvent par bidouiller des pièces pour faire marcher d'autres pièces qui n'ont rien à voir (modifier le moteur pour faire marcher le feu arrière droit par exemple).
- Scooter iOS : ce scooter est très simple et très agréable à conduire. Il possède un catalogue de modules supplémentaires conséquent (pilote automatique, regarder des films pendant le trajet, jeux vidéos, réveil, ...), mais tous les modules intéressants sont payants. Il s'améliore tout seul avec le temps, mais au bout d'un an les améliorations sont tellement lourdes qu'il n'arrive presque plus à rouler et il faut donc en acheter un nouveau (quelle chance, la nouvelle version sort justement à ce moment là !). Comme tous les produits Apple, il coûte 2 fois plus cher que la concurrence, crée une forte addiction aux véhicules Apple, et si une seule pièce tombe en panne, il faut tout changer (les composants étant tous soudés entre eux).
- Scooter Android : ce scooter est tout aussi simpliste et fonctionnel que le scooter iOS, mais étant bien moins cher, il est considéré comme un scooter de pauvre. Les modules sont presque tous gratuits, ils ont juste la mauvaise habitude de diffuser des publicités pendant que vous roulez. De nombreux scooter sont basés sur le scooter de base Android, ce qui fait que certains modules instables (ou certaines améliorations) le font parfois exploser sans prévenir.
- Scooter Windows Phone : ce scooter est le plus jeune et le plus original des 3. Malheureusement, mauvais marketing et retard technologique oblige, il ne trouve pas son marché. Il permet cependant de se déplacer vite et bien, et les rares personnes qui l'ont testé en sont contentes, mais malgré ça elles achèteront un scooter Android ou iOS. Les autres n'en ont jamais entendu parler.
Plutôt réaliste non ?


Lorsqu'il planta enfin son épée dans le torse du dernier démon, Theolian s'affaissa. Il n'en pouvait plus... Trois jours qu'il luttait avec les autres guerriers de la citadelle. Trois jours qu'ils combattaient les démons d'Azmodan, le dernier démon majeur. Trois jours passés à lutter contre la mort, en donnant la mort.
Theolian jeta un coup d'oeil autour de lui, et eu un pincement au coeur. Ses compagnons d'arme étaient dans un état pire que le sien. Certains avaient perdu un bras, d'autres s'étaient évanouis et Theolian doutait qu'ils puissent un jour se réveiller. Il regarda par dessus le rempart, et ressenti un frisson de désespoir comme jamais il n'en avait ressenti auparavant. Il n'y avait que des démons à perte de vue. Il savait que c'était la fin. Il n'avait plus la force de se battre. A quoi bon lutter quand la seule issue est la mort ?

Un cri retentit soudainement à quelques centaines de mètres. Le poste de garde nord-est venait d'être submergé par les démons. C'était terminé, Azmodan allait gagner. Les hommes n'étaient plus en état de combattre. Mais, alors que les démons se rapprochaient, Theolian remarqua quelque chose d'étrange : les cris qui provenaient du poste de garde nord-ouest avaient cessé, et un homme s'approchait d'eux. Theolian n'avait jamais vu d'homme comme lui. Il semblait émaner de lui une aura de puissance et de confiance infinie, comme si la marée de démons qui s'acharnaient à gravir les remparts n'était rien. Cet homme ne portait que deux armes de poing et une simple toge, mais Theolian sentait que malgré ça, il était loin d'être faible. L'homme s'approcha et s'adressa à lui avec un fort accent de l'Est : "Il faut remonter la catapulte, est-ce que vous et vos hommes en êtes capables ?
- On peut essayer, mais jamais on ne pourra le faire avec tous ces démons qui arrivent...
- Je m'occupe des démons, occupez-vous de la catapulte.
- Euh, seul ? Mais...
- Ne vous en faites pas pour moi, dites juste à vos hommes de remonter la catapulte."
Theolian se leva et donna l'ordre à ses soldats d'enclencher le mécanisme de la catapulte. Alors qu'ils tournaient les roues de toute la force de leurs bras, il sentait la vague de démons arriver derrière lui. Les bruits de combats commencèrent et Theolian se retourna.
Il vit un spectacle comme jamais il n'en avait vu auparavant.
L'homme exécutait une danse. Une danse de la mort. Il frappait, esquivait, parait les coups sans jamais fléchir, et les démons tombaient sous ses attaques. Une véritable tornade de poings face à laquelle l'armée des démons était totalement impuissante. A chaque fois qu'il frappait, un démon tombait. L'homme avait déjà éliminé une vingtaine d'entre eux et les écrasait comme aucun humain n'en était capable. C'était un ange de la mort. Un ange protecteur. L'ange qui allait les sauver.
Puis, aussi rapidement qu'il avait commencé, le combat cessa. L'homme avait gagné. Il avait repoussé à lui seul plus d'une centaine de démons en quelques minutes.
Alors qu'il revenait vers lui, Theolian remarqua que l'homme couvert de sang de démon n'était même pas essoufflé. L'homme lui demanda :
"Pouvez-vous commencer à tirer avec la catapulte ?
- Oui je pense.
- Alors allez-y. Je me suis déjà occupé de protéger les autres postes de garde. Vous devriez pouvoir faire de gros trous dans leur armée.
- Oui, nous allons essayer... Et vous qu'allez-vous faire ?
- Moi ? Je vais contre-attaquer maintenant.
- Seul ? Enfin c'est du suicide !
- Non pas seul, un ange combat à mes côtés. Que les dieux vous guident."
Et sur ces paroles énigmatiques il s'en alla. Et il les sauva tous.
Bonjour à tous ! Après cette petite introduction de mon cru, et comme je vous l'avais promis, voici le test de Diablo III que vous attendiez tous. Du moins la première partie. Je vais faire le test en deux parties. Pourquoi ? Tout simplement car le jeu offre 4 niveaux de difficultés, et je me vois mal donner un avis définitif sur le jeu en n'ayant fait qu'un quart du jeu... (Ce qui ne semble pas gêner les sites de test...
) Pour ceux qui ne le savent pas, les Diablo (et plus généralement les hack & slash) compensent toujours la faible durée de l'histoire en permettant au joueur de continuer son périple en reprenant à 0 mais dans une difficulté plus élevée. Il aura ainsi à combattre des monstres plus fort, mais il trouvera des objets bien meilleurs et continuera ainsi de monter de niveau. Dans Diablo 2, on finissait le jeu en Normal vers le niveau 35, le jeu en Cauchemar au niveau 60 et le jeu en Enfer au niveau 70 (plus ou moins). Bien sûr, à partir de là commence la course au stuff. Et là c'est autre chose. 
L'histoire
L'histoire prend forme 20 ans après la fin de Diablo 2. Les démons majeur ont presque tous disparu, et le monde vivait relativement en paix, jusqu'à ce qu'une comète s'écrase près de la nouvelle Tristram. Dès ce moment, des démons, des zombies et des squelettes se sont mis à attaquer la ville. Et c'est à vous, comme toujours, qu'il appartient de la sauver et de mener l'enquête sur cette mystérieuse comète. L'histoire, si elle n'est pas digne d'un best seller, est plutôt bien ficelée et agréable à suivre. On retrouve des environnements assez proches de Diablo 2 (plaine, désert, montagne, fort) et même un tout nouvel environnement pour l'acte 4. Contrairement à Diablo 2, on ne se perd pas des heures en cherchant un lieu. Ici, la quête principale évolue et nous savons presque toujours où aller. Les dialogues sont agréables et pas trop longs, et même si la fin est un peu téléphonée, on prend plaisir à finir le jeu. Le seul reproche que je pourrais faire à l'histoire, un peu courte et trop "Blizzard-like". Sans spoiler, tous ceux qui ont joué à Warcraft 3 (et Starcraft 2 et Diablo 2) auront clairement une impression de déjà vu quant à de nombreux pans de l'histoire et à la façon dont elle est mise en forme (cut-scènes, cinématiques, ...).
Les cinématiques qui agrémentent les changements d'acte sont, elles, sublimes. Comme toujours avec Blizzard me direz-vous, mais on prend vraiment du plaisir à les regarder et les regarder à nouveau. 
Le gameplay
Diablo III nous offre 5 classes, différentes les unes des autres mais au final assez proche des classes de Diablo 2. On peut aussi choisir le genre de notre personnage, et ça il faut dire que c'est assez sympa (Marre d'être une sorcière, je voulais être un sorcier !
). On retrouve donc : le Chasseur de Démons (équivalent de l'amazone, spécialiste du combat à distance et des pièges), le Sorcier, le Barbare, le Féticheur (équivalent du Nécromancien) et le Moine (équivalent du Paladin de Diablo 2, en plus dynamique).

Au niveau de la façon de diriger notre personnage, elle est assez plaisante. Chaque touche (boutons 1 et 2 de la souris, et touches 1 à 4 du clavier) peut se voir affecter un sort différent, chaque sort pouvant être modifié à l'aide de runes. Au final il y a des millions de templates possibles pour jouer notre personnage comme on l'entend ! Les monstres ploient donc sous nos coups pendant qu'on évolue à notre rythme, en découvrant l'histoire, en parcourant les donjons et en tuant les boss qui nous empêchent d'avancer. On peut désormais interagir avec le décors (faire tomber un chandelier sur des zombies, faire rouler des troncs d'arbre sur une marée de démons, ...) et c'est assez plaisant, même si plutôt gadget au final (on y pense rarement pendant les combat).
Quand à l'évolution, elle se fait assez facilement, puisqu'on sait toujours où aller. Peut être trop facilement d'ailleurs. Si Diablo 3 est vraiment bien, je le trouve trop facile. Pour vous donner une idée, j'ai terminé le jeu en n'étant mort qu'une fois avec mon moine, alors que je n'ai fait que bourriner pendant tout le jeu. (Bon, avec mon sorcier, je suis déjà mort une dizaine de fois avant d'arriver devant le boss final, mais c'est un sorcier, donc c'est normal
). Blizzard a repris la façon d'évoluer de World of Warcraft : un contenu accessible à tous, de plus en plus difficile avec les niveaux de difficulté. Seulement voilà, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, et on s'ennuie un peu parfois... C'est dommage.
J'ai plutôt bien aimé le gameplay, les possibilités de changer totalement de façon de combattre en fonction des compétences qu'on sélectionne, mais je regrette aussi l'impossibilité d'enregistrer des réglages à l'avance pour changer rapidement. J'espère que Blizzard nous donnera rapidement cette possibilité. Un autre point noir, c'est les sorts affectés aux boutons 1 à 4 du clavier. Ca peut sembler une bonne idée, mais dans un hack & slash, c'est super galère. Devoir mettre la souris à l'endroit où on veut lancer le sort, et appuyer sur une touche du clavier pour ensuite ramener la souris, ça marche mal. Ce n'est pas instinctif. Si vous avez une souris avec 6 boutons, utilisez la !
Après c'est peut être une question d'habitude, mais en 15 heures de jeu avec mon sorcier, je n'ai toujours pas pris le coup...
Malgré tout ça, le jeu reste vraiment excellent. Une digne suite pour Diablo 2. Et pour avoir commencé l'acte 1 en cauchemar, je peux vous dire que la difficulté augmente bien, et c'est tant mieux 
Les graphismes

Le jeu, pour moi, est beau. Les décors sont bien dessinés, les animations sont propres, les jeux de lumière sont très bon, ... Même si les graphismes sont loin de ce qu'on fait de mieux en ce moment, on n'est jamais choqué par d'éventuelles textures carrées. Et c'est tant mieux. Après, Blizzard a fait Diablo 3 pour qu'il tourne sur de nombreuses machines, mais j'ai quand même droit à des ralentissements dans certains combats alors que j'ai une GTX 560 TI OC. Est-ce que le jeu est bien optimisé et tourne sur de nombreuses configurations ? A vous de me le dire. Après, il y a eu une polémique sur le fait que le jeu soit très coloré. On est très loin de l'aspect terne de Diablo 2, et pour moi c'est tant mieux. Les jeux de couleurs, malgré l'aspect sombre de l'histoire, collent plutôt bien au gameplay. Après, les goûts et les couleurs....
Durée de vie
Le jeu se finit en environ 15 heures. 20 si vous explorez toutes les zones à fond. Ce n'est pas énorme, mais c'est déjà mieux que la plupart des jeux du commerce et avec les 4 modes de difficulté ça fait bien assez
Au niveau du contenu hors scénario, on trouve régulièrement des petites quêtes secondaires qu'on prend à la volée. Dommage qu'elles soient si rares. Blizzard a également intégré une notion de craft avec la fabrication d'armures et de gemmes. C'est plutôt amusant mais assez cher à développer. A voir ce que ça vaut à haut niveau.
Le mode multijoueurs marche très bien. On peut très facilement rejoindre un ami dans sa partie, rejoindre une partie publique ou rendre sa partie publique. Dans tous les cas, les monstres deviennent plus fort en fonction du nombre de joueurs, et tous les joueurs voient leur quête principale synchronisée avec celle des autres, en fonction du joueur le moins avancé dans l'histoire. Ainsi on joue tous ensemble. Jouer à 4 est vraiment sympa, même si c'est parfois un peu le fouillis...
Enfin il n'y a pas encore de mode joueur contre joueur, mais c'est à venir.
Bande son
Là, rien à redire. Du Blizzard dans toute sa splendeur. La bande son est juste parfaite, les dialogues sont parfaits, les musiques également, et on trouve régulièrement des livres qui nous content la vie d'un personnage, d'un boss, ...
En résumé
+ Graphismes plutôt bons dans l'ensemble
+ Bande son excellente
+ Gameplay agréable et bien moins répétitif que celui de Diablo 2
+ Histoire assez simple mais très bien scénarisée
+ Durée de vie
+ L'ambiance et l'univers Diablo quoi !
+ Des classes bien différentes
+ Battle.Net et multijoueurs
- Graphismes très colorés, on aime ou on n'aime pas
- La simplification un peu trop extrême, que ce soit au niveau de l'avancée dans le jeu ou au niveau de la customisation du personnage
- Le gameplay un peu déroutant parfois (avec les touches du clavier, les armes qui améliorent la puissance des sorts, ...)
- Il faut aimer refaire le jeu dans des difficultés plus élevées, ce qui peut être lassant pour certains
- Les DRM et le système de streaming pour diffuser le contenu du jeu, ce qui empêche de jouer déconnecté...
Au final, malgré tous ses points négatifs, je me sens obligé de lui donner la note de 17/20. Diablo 3 est un excellent hack & slash, et le parfait successeur de Diablo 2. Malgré ses quelques défauts, on ne peut que l'aimer. C'est juste un jeu très mauvais pour... mon quota de sommeil !
Et pour ceux qui ont craqué et qui cherchent un compagnon pour aller défier Diablo, mon tag est : Keilen#2349
Enfin, si vous avez des questions, n'hésitez pas !

Diablo III, pour ceux qui vivent au fin fond du Cantal et qui auraient donc loupé l'info, est sorti mardi. Ce jeu vidéo, attendu depuis plus de 11 ans, vous offre la possibilité de massacrer du monstre à grand renfort d'armes, de sortilèges, de flèches, d'invocations, ... Bref, Diablo III est le troisième volet de la plus grande série de Hack & Slash ayant jamais existé. Que vaut Diablo III ? Vous le découvrirez dans quelques jours, lorsque j'aurais fini de rédiger mon test du jeu
.
Là où Diablo 3 est spécial, c'est qu'il n'a plus rien à voir avec la majorité des jeux du moment. Diablo III est un jeu pouvant être joué en solo, mais pas en solo.
Ca ne veut rien dire ? Je m'explique : Diablo III est une révolution du gaming pour les éditeurs. Un jeu presque impossible à pirater, même pour les meilleurs.
Pourquoi ? Tout simplement parce que presque toutes les données du jeu sont générées par le serveur : monstres, PNJs, objets, personnages, sortilèges, ... Ainsi, si vous bidouillez votre jeu pour le lancer sans vous connecter à Battle.Net, vous n'aurez devant vous qu'un monde vide de textures sans monstres ni PNJs. 
Quel est l'intérêt, qu'est ce que cela apporte au joueur ? Beaucoup de problèmes :
- Impossible de jouer sans Internet. Légèrement un comble pour un jeu n'étant pas un MMO... De plus il faut avoir une très bonne connexion étant donné le nombre d'objets qui transitent sur le réseau.
- Dépendance totale aux serveurs de Blizzard... Si les serveurs tombent, personne ne peut jouer. Si Blizzard décide de fermer ses serveurs, personne ne pourra plus jouer. Si vous vous faites bannir pour une raison ou une autre, vous ne pourrez plus jouer du tout.
- Si Blizzard décide de rendre le jeu payant au mois, il n'y aura pas de recours possible...
- Votre jeu est impossible à léguer à votre enfant ou à prêter à un ami...
Mais pour les éditeurs, en revanche, c'est le pied :
- Pas de copies pirate en circulation
,
- Peu de possibilités de triche pour les joueurs.
En bref, Blizzard nous offre le tout premier jeu Minitel 2.0 de l'histoire : Diablo 3. Et je n'exagère pas. Comme le dit sebsauvage, ce type de jeux "va prendre de l'ampleur dans le futur". Je suis totalement d'accord avec lui.
Blizzard ayant prouvé que le concept est viable, tous les éditeurs de jeux vont se précipiter sur cette façon de faire, pour qu'à terme nos PCs ne servent plus que de terminaux de jeu, inutiles sans leurs serveurs. Pourquoi ? Pour lutter contre le piratage... Parce qu'il s'imaginent toujours que le piratage nuit à leurs ventes...
Ca prouve vraiment qu'ils n'ont rien compris. Ce qui nuit aux ventes, c'est la mauvaise qualité des jeux ! Les jeux de bonne qualité (comme la majorité des jeux Blizzard) auront forcément un énorme succès ! Et tout ça grâce au bouche à oreille, au prêt de jeux, au piratage (qui permet aux gens de tester le mode solo avant de l'acheter et d'aller jouer en ligne) bref à tout ce que Blizzard veut verrouiller. Sans compter que Blizzard est probablement le studio de développement de jeux vidéos le plus rentable au monde... Est-ce vraiment si important de protéger leur patrimoine ? De se prémunir contre 5% de pirates en pourrissant la vie de 95% des joueurs ? 
Pour Diablo III encore, ça ne me gène pas trop. Blizzard nous offre un jeu de qualité, avec une infrastructure conséquente et de bonnes promesses d'évolution (après tout ils ont encore ajouté du contenu à Diablo 2 il y a 2/3 ans).
Là où ça me gène, c'est pour tous les autres éditeurs de jeux. Ceux qui feront des jeux très moyens basés sur le même système, et qui fermeront les serveurs 1 an après par manque de joueurs. Ceux qui sortiront des jeux sur le même système avec des serveurs incapables de tenir la charge. Ceux qui se feront pirater et perdront les données des joueurs... Ceux qui imposeront des abonnements aux joueurs pour rentabiliser des jeux pas assez populaires...
En bref, Diablo 3 risque de représenter le futur du gaming. Un futur aussi lumineux qu'une prison dorée. Mais bon, c'est pour lutter contre le piratage et protéger la "création". Comme toujours.
Et encore, je ne vous parle pas de Blizzard qui vend la version numérique du jeu 60 euros (contre 45 euros en version boîte chez beaucoup de revendeurs), des serveurs totalement indisponibles mardi soir, de la simplification ultime du jeu à un point que n'importe quel gamin de 5 ans pourrait finir le jeu sans mourir, de l'hôtel des ventes contre argent réel, ... 
Heureusement qu'il reste toujours des studios indépendants capable de sortir des jeux originaux (Frozen Synapse, Minecraft, World of Goo, ...) ! 
En tous les cas, j'espère que je me trompe...

Histoire de relancer mon blog en beauté, je vous ai préparé un petit cadeau : une compilation de toutes les vidéos Youtube les plus impressionnantes que je connaisse...
Au programme : de l'adrénaline pure, à travers des sports extrêmes et des types tous plus fous les uns que les autres.
De quoi bien finir la semaine non ? 
Enjoy !
image modifiée de Zash Dischner, sous licence CC

Bonjour à tous,
Comment allez-vous depuis ces quelques semaines (ou plutôt mois
) ?
Vous l'avez probablement remarqué : je ne bloggue plus. Il y a plusieurs raisons, certaines bonnes, d'autres moins, et je vais vous demander votre avis sur ces raisons. J'ai besoin d'avoir un retour, d'essayer de comprendre ce que je fais, pour qui je le fais, et pourquoi je le fais... Enfin bon, si ce n'est pas clair, dites-vous que ce n'est déjà pas clair dans ma tête. D'où cet article un peu bizarre...
En bref : I need you to resurrect this blog !
J'ai besoin de votre aide pour m'aider à me remotiver, à m'améliorer et à rendre ce blog meilleur qu'avant !
Voici mes raisons, et les questions que je me pose :
- Tout d'abord : le manque de motivation. Je ne sais plus vraiment pourquoi je bloggue. Blogguer, pour ceux qui ne le savent pas, ça prend énormément de temps. Un petit article prend déjà une demi-heure, et un gros article peut facilement prendre plusieurs heures, voire plusieurs dizaines d'heures... En fait, j'ai surtout du mal à m'y mettre. Une fois lancé, je ne m'arrête plus. Mais il faut franchir l'étape du "Se connecter, créer l'article, rédiger les 10 premières lignes". C'est cette étape qui est la plus difficile à franchir pour moi (et pas que dans le domaine du blogging...). Comment faites-vous pour dépasser cette étape ? Pour rentrer dans une tâche que vous aimez alors que vous pouvez procrastiner ou ne rien faire à côté ?
- Ensuite : l'égarement. Je ne sais plus sur quoi je veux blogguer, ni ce qui vous intéresse le plus... Vous les lecteurs qui êtes toujours là, alors que ce blog est abandonné depuis presque 2 mois
. L'actualité me fait déprimer (contrôle, flicage, répression, censure, ...), tout ce qui est technique me parait... inintéressant (lorsque je me place en tant que spectateur), les coups de gueule ça va bien 5 minutes, ... Au final, je ne sais plus sur quoi écrire, sur quoi me motiver. Alors que j'ai énormément de matière ! J'ai développé ma propre application "dropbox like", qu'on peut déployer sur son serveur perso et sur ses PCs avec synchronisation des fichiers, j'ai développé ma première application Android perso, j'ai continué d'avancer sur mon application de gestion de post-its en ligne, j'ai des tas de conseils et d'astuces .Net, plein d'idées de tutos sous le coude, ... Mais, je sais pas. J'ai parfois envie d'écrire sur tout, parfois sur un sujet précis, parfois sur rien. Vous, sur vos blogs ou sur les blogs que vous suivez, qu'est ce que vous aimez ? Beaucoup d'articles ? Peu d'articles ? Que l'auteur se concentre sur un sujet ? Qu'il aborde des tas de sujets ?
- Egalement : le manque de retour. A l'origine, je blogguais pour moi, pour partager mes expériences, mes astuces, mon avis, ... Au début, j'avais peu de retours, et ça ne me gênait pas. Mais mes derniers articles n'ont pas eu l'air d'intéresser les gens. Peu de commentaires, de partage, d'intérêt... J'ai l'impression de ne toucher personne. Les stats de mon blog sont très mauvaises, et les gens qui finissent ici ne partent qu'après la consultation d'une seule page... Est-ce ma faute ? Dois-je essayer de mettre un peu plus d'humour dans mes articles ? Dois-je poster plus régulièrement ? Dois-je vous proposer d'autres sujets ? Dois-je vous encourager à partager mes articles ?
- Enfin, je me pose la question du format de mes articles. J'ai souvent peur d'écrire des articles trop courts ou trop légers, du coup j'en rajoute et j'en rajoute, et au final mes articles sont trop longs, ou durs à lire. Qu'en pensez-vous ? Mes articles sont-ils facilement lisibles ? Trop longs ? Trop courts ? Devrais-je les séparer en plusieurs petits articles quand c'est possible ?
Voilà, je pense avoir fait le tour. Je compte vraiment sur vous pour répondre à toutes ces questions. Que ce soit à travers les commentaires, le formulaire de contact ou même par mail à tom@howtommy.net, je compte sur vous.
Allez, bonne journée à tous, et merci d'avance !

image modifiée de Marco Bellucci, sous licence CC

Ce weekend, j'ai terminé Batman Arkham City. Pour ceux que ça intéresse, sachez que ce jeu est juste excellent. Il est magnifique, prenant, l'histoire est intéressante, on retrouve tous les personnages emblématiques de l'univers Batman, le gameplay est bien pensé... Le jeu en lui-même mérite bien un 18 ou 19/20, comme le lui a donné jeuxvideos.com.
Seulement on doit aussi juger les jeux sur leur simplicité d'installation et d'utilisation... Et c'est la que ça ne va pas...
Pour y jouer, on est obligé d'installer Steam (et donc d'avoir un compte Steam), puis de se créer un compte Games for Windows Live. Il faut ensuite télécharger le jeu sur Steam, saisir la clef du jeu, récupérer la seconde clef que Steam nous donne, la saisir sur notre compte Games for Windows Live, et attendre la fin des mises à jour du jeu imposées.
Du coup, à chaque fois qu'on veut jouer, on doit lancer Steam, se connecter, lancer le jeu (s'il n'y a pas de mises à jour, bien sûr), se connecter à son compte Games for Windows Live, attendre d'être authentifié, et on peut enfin jouer. Simple non ?
Sauf que Samedi, pendant 15 minutes, je n'ai pas pu jouer... L'authentification Windows Live devait être morte, et donc je n'ai pas pu me connecter ! Bon après tout c'est normal pour un jeu solo... Euh attendez... 
Enfin, j'ai terminé la campagne du jeu et la plupart des quêtes annexes et défis, et je ne suis qu'à 65% du jeu. Ah ben oui, car il y a du contenu supplémentaire payant qui est compté dans le pourcentage d'avancement !
Ben sans moi. Toutes ces DRMs et dépendances ruinent le jeu. On ne devrait pas avoir à s'authentifier 2 fois pour jouer à un jeu hors ligne. On ne devrait pas être dépendant de leurs serveurs d'authentification. On ne devrait pas être obligé de passer par deux services en ligne pour pouvoir jouer. On ne devrait pas voir son avancement par rapport au contenu disponible, mais par rapport au contenu qu'on possède.
Et puis il se passera quoi le jour où j'aurais perdu mon mot de passe Steam ? Ou mon mot de passe pour mon compte Games for Windows Live ? Ou le jour où ils fermeront les serveurs d'authentification au jeu (car oui, ça arrive, et assez régulièrement ces derniers temps...) ? Et bien je ne pourrais plus jouer.
Là où c'est moche, c'est que si j'avais piraté le jeu, je n'aurais pas eu à subir tout ça. J'aurais eu le jeu 3 fois plus vite (car le téléchargement Steam est loin d'être rapide) et j'aurais pu jouer immédiatement, sans avoir à créer des comptes, renseigner les 15000 clés qu'ils nous filent, et j'aurais pu jouer samedi.
Sans compter que le jeu piraté, je pourrais le laisser à mes enfants dans quelques années. Car qu'est ce qui m'assure que mon compte Steam et mon compte Games for Windows Live seront toujours fonctionnels dans 15 ou 20 ans ? Et que leurs serveurs d'authentification seront toujours présents ?
Au final, toute leur pléthore de DRMs et de "sécurités" ne font vraiment chier que les acheteurs honnêtes. Sans compter que ça nous oblige à renseigner des informations personnelles juste pour pouvoir jouer à un jeu ! Ce n'est pas normal.
La prochaine fois, je saurais quoi faire... 
Et après, ils osent nous dire que c'est à cause du piratage que leurs ventes baissent. Mouais... Les pirates ne font qu'offrir un meilleur service que tout ce qu'ils arrivent à nous proposer... C'est tout. Si les éditeurs offraient un service simplifié d'achat (à des prix convenables, pas 70€ pour un jeu de 3 heures) avec téléchargement hyper rapide via P2P de jeux sans DRM, croyez bien que je serais le premier à l'utiliser !
Enfin bref... Je vous recommande d'ailleurs un petit article qui explique assez bien le problème des éditeurs : Right vs Pragmatic.

Vendredi, je suis tombé sur un article de Julien Dollon qui m'a tout simplement mis une claque... Je vous recommande fortement d'aller le lire d'ailleurs...
Depuis quelques mois, comme vous l'avez probablement vu si vous suivez mes articles et mes liens, je ne cesse de me plaindre des choix faits par Microsoft. Qu'il s'agisse de Windows 8, du fait d'avoir laissé tomber Silverlight et WPF au profit de HTML5/JavaScript, de leur Windows App Store, ...
Seulement voilà. Ce n'est pas à moi de remettre tout ça en cause. J'ai beau dire que Visual Studio est un IDE génial, que Silverlight est plus sympa que HTML5/JavaScript et que WP7 est le meilleur OS mobile, ça ne changera rien à l'avenir. Microsoft a un train de retard sur ses concurrents. Que ce soit au niveau des tablettes ou des smartphones. J'ai même de plus en plus l'impression que Windows 8 sera mal accueilli, car trop dépaysant et pas pratique d'utilisation pour un PC (ce qui est un comble pour un Windows !
).
Même si je développais aujourd'hui une super application sur Windows Phone 7, combien de personnes l'utiliseraient ? 50 ? 100 ? Et combien de personnes l'utiliseraient si je la développais pour iPhone ou Android ? 1000 ? 2000 ?
Le marché a évolué. A changé. Et moi, comme tous ceux dont je me moquais il y a 2/3 ans, je suis resté agrippé à mes technos préférées sans vouloir en changer. Bouh HTML5 ! Bouh JavaScript ! Bouh Ruby ! Moi je suis un développeur .Net namého ! 
Microsoft a rendu le développement tellement simple et tellement intuitif que je suis devenu accro. Et j'ai arrêté de regarder ce qui se passait ailleurs. Je suis devenu un dinosaure de l'informatique. A même pas 25 ans, c'est triste non ? 
Sauf que non. Il est temps pour moi de réagir. Je suis un ingénieur logiciel. J'aime le .Net, mais il n'y a pas que ça. Il y a même probablement mieux aujourd'hui ! Je dois développer pour me faire plaisir, mais aussi pour offrir des services et des applications aux gens et pour apprendre de nouvelles choses ! Je dois m'adapter au marché d'aujourd'hui, et au marché de demain. Même si ce marché est celui des smartphones et des tablettes ! Et puis, peut être que j'aimerais ça au final... Qui sait ?
Alors reprenons : "Bonjour, je m'appelle Tommy, je suis ingénieur développeur, et vous ?"
image modifiée de Rego - d4u.hu, sous licence CC

Il y a deux semaines, je m'étais fixé une mission très simple : terminer une de mes vieilles applications.
Je me suis donc replongé dans le code, et j'en ai tiré un constat : j'avais énormément de choses à modifier (bugs, vieilles fonctionnalités inutiles, nouvelles fonctionnalités à ajouter, ...).
Le problème, quand on a une énorme liste de choses à modifier, c'est de s'y retrouver au milieu de toutes ces tâches... J'ai donc voulu, pour gagner du temps, me développer un petit outil web pour gérer mes tâches très simplement (façon Scrum avec des post-its triés par colonne : A faire, en cours et terminé).
J'ai donc développé ma petite application assez rapidement... Mais en voulant la passer en Français, j'ai réalisé que faire la gestion des traductions dans SQL Server Management Studio... Ben c'était pas ce qu'il y a de mieux.
Je me suis donc développé une application qui me permet de gérer facilement les traductions en BDD.
Si on résume, j'ai développé une application pour m'aider à développer une application censée m'aider à développer une application.
Je crois que je viens d'importer un concept dans le monde du développement : l'Inception. Bienvenue dans la Devception !
Le pire dans tout ça, c'est que l'application que je devais finir n'a pas bougé d'un pouce. C'est cool d'être développeur
.
Et pour finir sur une petite note d'humour :

image modifiée de mia.judkins, sous licence CC

Aujourd'hui, je vais vous raconter une petite histoire.
Imaginez qu’un type inventait, de nos jours, un téléporteur personnel portable que nous pourrions fabriquer pour seulement quelques dizaines euros. Ce téléporteur ferait la taille d’une montre et permettrait de se téléporter à n’importe quel endroit où un autre téléporteur serait déjà présent.
Ce serait génial non ? Mais qu'arriverait-il ensuite ?
Face au risque que représenterait la démocratisation de ce moyen de transport, les fabricants de voitures, les taxis, la SNCF, Air France et toute l’industrie du transport en général feraient pression sur l'Etat pour qu'il interdise cette invention, prétextant que la téléportation n'a jamais été légalisée et qu’elle viole leurs brevets sur le déplacement en France.
L’Etat, cédant sous la pression, ferait donc interdire la téléportation et la fabrication de téléporteurs, dans le but « évident » de protéger l'embauche et les emplois de l’industrie du transport.
Malheureusement, la vente et la consommation de moyens de transports ne rapportant plus autant qu’avant, l’industrie du transport, à travers l’Etat, ferait voter la création d’une taxe sur la vente des matériaux nécessaires à la fabrication de téléporteurs, ainsi que sur tous les moyens de transport non motorisés.
Puis, l’Etat investirait des millions dans la création d’un organisme de répression servant à détecter (d’une manière plus ou moins fiable) et à verbaliser les gens qui se téléporteraient. Si les gens se faisaient attraper à plusieurs reprises à se téléporter, on leur placerait un bracelet anti-téléportation.
L’Etat demanderait ensuite aux gens de n’utiliser que les plates-formes légales de téléportation créées par l’industrie du transport. Cette industrie aurait en effet créé des bureaux un peu partout en France, dans lesquels il serait possible de se téléporter vers une destination de notre choix, moyennant un tarif de 200 à 1000€ (la téléportation) en fonction de la distance. Cependant, toutes les destinations ne seraient pas accessibles...
Fort heureusement, l’industrie du transport, comprenant les besoins des gens, mettrait à disposition des téléporteurs personnels, pour seulement 300€ avec un abonnement de 100€ par mois. Ces téléporteurs seraient juste bridés sur les distances, sur l’identité de l’utilisateur et sur la fréquence des téléportations, pour éviter les abus bien entendu.
En parallèle, la majorité des gens, effrayés par les téléporteurs (à travers la diabolisation de l’Etat et de l’industrie du transport) continueraient bien sûr d’acheter des voitures, de prendre le taxi, l’avion, ...
L’Etat, en tant que porte-parole de l’industrie du transport, userait et abuserait de la publicité pour diaboliser l’usage de téléporteurs « pirates ». Les gens prendraient peur, et se tourneraient vers des moyens de téléportation détournée (comme le « projecteur astral » d'un certain industriel Allemand). Bien entendu, face à de tels abus, l’Etat n’hésiterait pas à utiliser sa police pour faire fermer les usines de cet industriel, ce dernier risquant, juridiquement parlant, une peine bien plus lourde que celle d'un assassin ou qu’un violeur.
Malgré ça, les bénéfices de l’industrie du transport continueraient d’augmenter, pendant que les gens qui travaillent continueraient de payer une fortune pour se déplacer... Pourquoi ? Car de riches industriels, effrayés par les téléporteurs, l’innovation qu'ils apportent et la part de marché qu'ils risquaient de leur prendre, l’auraient décidé. Tout ça car des politiciens, désemparés également par cette innovation, auraient écouté et agit dans le sens de ces industriels pour faire interdire ce moyen de transport diabolique.
Enfin, pour tous ceux qui auront servi de prétextes à toutes ces lois, à savoir les salariés de l’industrie du transport, rien n’aurait changé. Une grande partie d’entre eux aurait été licencié, au profit d’ingénieurs capables de brider et sécuriser les bureaux de téléportation, détecter l’utilisation illicite de téléporteurs, ... Au final, même eux n’y auraient rien gagné.
Les seuls vrais gagnants sont tous ceux qui se sont enrichis en empêchant la technologie d’avancer, au nom de leurs propres idéaux.
Cette histoire a beau sembler absurde, elle me rappelle pourtant quelque chose.
La fin de cette histoire, c’est à moi, à vous, à nous de l’écrire. Le peuple devra-t-il renoncer à la technologie et à son argent pour préserver les bénéfices de quelques industriels ? A vous de me dire...
Bienvenue dans le siècle de l'immobilisme. Siècle qui voit les grands industriels utiliser leur argent et leur influence pour bloquer la concurrence et empêcher l'innovation. Bonne visite !
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